Black friday : surconsommation, impact environnemental et solutions à impact

Aujourd’hui c’est le black friday. Ce concept États-unien désignait au départ les embouteillages monstres du lendemain de Thanksgiving (Action de grâce). A l’origine, Thanksgiving est un jour de remerciement pour la récolte de l’année écoulée. De nos jours, c’est plutôt devenu l’occasion de se retrouver en famille et de manger l’emblématique dinde farcie. Et au lendemain de cette journée de remerciement, on subit maintenant le black friday - plus grosse journée de promotions dans les magasins aux États-Unis, et depuis 2005 le cyber Monday, équivalent au black friday le lundi suivant, dédié au commerce en ligne.


Quelques chiffres:


En 2020, les revenus liés au Black Friday s’établissaient à 188 milliards de dollars. Le nombre de colis expédiés augmente également énormément à cette période de l’année, avec les différentes journées promotionnelles organisées.


Source : LSA conso


Alors quel impact sur l’environnement et la société ?


Informatique, électronique, électroménager et habillement comptent parmi les secteurs les plus prisés, pendant ce "vendredi noir". Parfois déjà bien équipés, les consommateurs sont tentés d'accumuler, attirés par les “énormes” promotions et les opérations “exceptionnelles”.

On le sait, chaque achat a un impact - de la conception du produit à sa consommation, son expédition et son utilisation - et les achats compulsifs ont un impact encore plus important car ils sont souvent motivés par le prix alléchant plutôt que par l’utilité réelle du produit.

C’est ce qu’on appelle le “shopper’s high” : la surestimation systématique du plaisir lié à un achat, qui s’évapore aussitôt après avoir cliqué sur “acheter”.


Concernant les produits high tech, il faut 70 kg de matières premières pour fabriquer un smartphone de 70g. Autant vous dire que s’il est possible de garder votre smartphone quelques mois de plus, le réparer ou le remplacer par un smartphone reconditionné c’est la planète qui vous remerciera.


Pour le textile, ce n’est pas plus glorieux : selon le collectif éco-responsable Make Friday Green Again, 7 objets sur 10 dans nos placards ne sont jamais utilisés. Pourtant cette industrie représente environ 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et utilise 4% de l’eau potable disponible dans le monde.


Source : Oxfam


En parallèle, c’était la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (SERD) du 20 au 28 Novembre. Cette initiative vise à promouvoir la réalisation d’actions de sensibilisation à la gestion durable des ressources et des déchets. Le message principal se concentre sur les 3R :

  • Réduire la consommation : refuser les sacs plastiques qui deviennent inévitablement des déchets et mettent des années à disparaître, changer nos habitudes de consommation et pousser les producteurs à avoir un recours moindre au plastique.

  • Réutiliser les produits et matériaux quand c’est possible. Des solutions de consignes existent comme Jean Bouteille pour les liquides et L’intendance pour les courses zéro plastique consignées, c’est à dire que les bouteilles, flacons et bocaux sont récupérés pour être lavés et réutilisés.

  • Recycler : souvent érigé comme solution miracle, le recyclage est certes important mais ne sauvera pas la planète. En effet, on ne recycle pas tout ce qu’on collecte, on utilise de l’énergie pour recycler, certains produits sont difficiles à recycler et les cycles sont limités dans le nombre.

Quelques solutions d’investissement à impact pour répondre à cet enjeu :


Koovee est une société basée dans le sud de la France qui a développé des couverts comestibles fabriqués avec de la farine française bio, pour remplacer les couverts en plastique à usage unique qui vont progressivement être interdits en Europe.


Backmarket, qui a récemment levé sa série D (335 millions de dollars), est une marketplace de produits électroniques reconditionnés. Le reconditionnement est une solution pour réduire les déchets liés à la production de nouveaux appareils électroniques.


Le fonds VC Founders Future Good, géré par Marc Ménasé, Sarah Corne et Valentine Baudouin, investit dans des startups autour de 5 grandes transitions :

  • Alimentation et production plus durable

  • Santé et bien être

  • Packaging et alternatives au plastique

  • Économie circulaire

  • Mobilité durable


Une multitude d’entreprises avec un modèle économique à impact se développent et se consolident. Si ces sujets vous intéressent, contactez Kimpa en remplissant le formulaire ci-dessous.





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